Wahhab a estimé que la région se dirige vers un « séisme de partition » de grande ampleur, considérant que la décision américaine s’oriente vers une guerre contre l’Iran — non pas nécessairement pour renverser le régime, mais pour modifier l’approche iranienne vers un modèle plus pragmatique et davantage tourné vers l’intérieur. Il a mis en garde contre le fait que la chute de l’Iran, si elle devait se produire, plongerait la région dans un chaos s’étendant au Golfe, à la Turquie et au Machrek arabe.
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Dans un entretien accordé à l’émission Avec Clara sur la plateforme Siyassa Plus, animée par la journaliste Clara Jahha, le président du Parti de l’Unité arabe et ancien ministre, Wiam Wahhab, a livré une lecture politique dense, marquée par des positions tranchées. Cet entretien coïncidait avec le premier anniversaire du mandat du président Joseph Aoun, dans un contexte de poursuite de l’escalade israélienne au Sud et dans la Békaa, d’attente de mouvements diplomatiques arabes et occidentaux dans les prochains jours, et de montée des manifestations en Iran.
Wahhab a estimé que la région se dirige vers un « séisme de partition » de grande ampleur, considérant que la décision américaine s’oriente vers une guerre contre l’Iran — non pas nécessairement pour renverser le régime, mais pour modifier l’approche iranienne vers un modèle plus pragmatique et davantage tourné vers l’intérieur. Il a mis en garde contre le fait que la chute de l’Iran, si elle devait se produire, plongerait la région dans un chaos s’étendant au Golfe, à la Turquie et au Machrek arabe.
Sur le plan libanais, Wahhab a considéré que le président Joseph Aoun est le président de tous les Libanais et qu’il ne peut entrer en confrontation avec une large frange de la scène intérieure. Il a indiqué que l’objectif de la phase actuelle est de neutraliser le Liban face à toute confrontation régionale éventuelle. Dans une position qui a suscité une large attention, Wahhab a déclaré qu’il pressent que le Hezbollah a pris la décision de ne pas faire partie d’une guerre contre l’Iran, affirmant qu’il n’y a ni crainte d’une intervention ni « guerre de soutien » à l’Iran. Il a ajouté que cette orientation peut servir de base pour épargner la guerre au Liban, dans le cadre d’un dialogue continu entre l’État et le parti, parallèlement à des contacts avec les Américains.
Wahhab a également abordé le dossier du monopole des armes, estimant que Washington court contre la montre pour passer à la deuxième phase du processus et le clore rapidement. Il a relié la scène libanaise aux dynamiques régionales, en particulier l’Arabie saoudite et la Syrie, ainsi qu’au dossier des accords d’Abraham et de la normalisation, pour conclure que le mandat de Joseph Aoun pourrait être celui d’un accord, voire d’une paix avec Israël. Il a justifié cette analyse en affirmant que les Palestiniens, selon son expression, négocient seuls pour leurs propres intérêts, et que le fait de lier le Liban au conflit n’est plus acceptable pour beaucoup.
Dans le contexte des développements en Syrie, Wahhab s’est arrêté sur ce qui se déroule à Soueïda et dans le sud syrien, évoquant « quelque chose de grand » susceptible de se produire à tous les niveaux. Il a réaffirmé son attachement au soutien des Druzes, tout en proclamant une position ferme : « Je suis avec la présidence de la République et l’armée, qu’elles aient raison ou tort », les considérant, selon ses mots, comme des constantes de l’unité du Liban.
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